GUSTAVE FAES


J. BODE-VINCK

NON IDENTIFIES


La maison BUNGERT est fondée en 1869. Plusieurs membres de la même famille se succèdent jusque dans les années 50 au n°3, rue de la Poste.



A partir des années 20, Charles Sauerwein-Spierkel tînt un magasin de pianos également à Arlon, avenue Nothomb au n°4. La maison resta active pour toute la région du sud Luxembourg jusqu'à environ 1980. Elle représenta notamment la fabrication Alexander Herrmann de Sangerhausen i/Thür. (Allemagne).

J. VAN MARCKE

Herman LICHTENTHAL, originaire de Silésie, s'installe à Bruxelles en 1823. Il fonde un atelier de fabrication de pianos qui se hisse rapidement en tête de la facture bruxelloise. Facteur du Roi (Léopold Ier) et fournisseur du Conservatoire de Liège, Lichtenthal subit des revers de fortune qui le conduiront à quitter Bruxelles. A la fin des années 1840, il s'installe à Saint-Pétersbourg où il renoue avec le succès. Sa fabrique bruxelloise a été acheté par la banquier Berden. Elle sera à la base du développement de la célèbre Manufacture de pianos Berden & Cie. Lichtenthal aura introduit le piano avec barrage en fer d'une seule pièce et inventé le piano carré à cordes croisées, faussement attribué à Steinway.
Félix JASTRZEBSKI (Pour en savoir plus : cliquez ici) , autre figure de proue de la facture belge du piano, collaborera plus de cinq ans avec Lichtenthal. Puis il s'installera en association avec François-Joseph TEICHMANN et Victor PATIN.

A la suite de ces précurseurs, la facture du piano à Bruxelles fut très active.
BERDEN (Pour en savoir plus : cliquez ici), GUNTHER (Pour en savoir plus : cliquez ici), les OOR (Pour en savoir plus : cliquez ici), HAUTRIVE (Pour en savoir plus : cliquez ici), les VANDERELST, MAHILLON, LOUIS DE SMET (Pour en savoir plus : cliquez ici)... sont autant d'acteurs prestigieux de la région bruxelloise. Le verviétois HANLET (Pour en savoir plus : cliquez ici), après être passé par Liège, installa une usine à Vilvorde et fut à la base de la célèbre maison Hanlet de Paris.
Au côté de ces facteurs de pianos, beaucoup de maisons de commerce ou d'artisanat furent actives à Bruxelles. Voici quelques exemples (en construction) :
BUYST

LEBRUN

VERHASSELT
François Verhasselt, né à Bruxelles en 1813, musicien de formation, participe à l'Exposition nationale de l'industrie à Bruxelles en 1841 avec un orgue expressif. Touche-à-tout, il fabrique et vend des accordéons, des harmoniums, des instruments à archets avec Cl. A. Chevrier, un associé... Il ajoute à cela l'assemblage de pianos, la vente d'instruments à vent, etc. Le magasin et les ateliers subsisteront encore quelques années après sa mort en 1853.

DE HEUG (Pour en savoir plus : cliquez ici)
DEMOULIN

La fabrication de pianos à Gand s'illustre de plusieurs facteurs qui répandirent leur production sur toute la Belgique : ERMEL, originaire de Mons, DAMMEKENS, VITS, BOONE, B. VAN HYFTE qui fonda son atelier en 1835, JUSTIN VAN HYFTE, neveu du précédent qui fonda sa propre entreprise avec le rachat de Vits en 1900 puis de B. Van Hyfte. en 1935, les GEVAERT (Pour en savoir plus : cliquez ici) de la famille du célèbre musicologue qui fut directeur du Conservatoire de Musique de Bruxelles et qui s'installèrent à Liège vers 1870 avec Ch. Gevaert.

VITS fabriqua des pianos de qualité très moyenne. Il disposa d'une succursale à Liège, via Guillaume Heinemann fils. Elle était installée à l'ancien quai de l'Université, vers 1880. La maison s'éteignit et des Van Hyfte frères se présentent alors comme les sucesseurs d'Emile Vits. La collection de pianos Maene s'enorgueillit d'un piano Emile Vits, très décoré, daté de 1870. Or il s'agit manifestement d'un instrument légèrement plus récent d'origine allemande (probablement Knauss de Coblence sur lequel Vits met son nom et non d'un des plus remarquables pianos fabriqués à Gand comme l'indique Chris Maene... La même pratique a été utilisée par Heinemann à Liège qui ajoutait sur la barre d'adresse ou le cylindre de pianos fabriqués par d'autres facteurs les médailles et les prix obtenus par lui-même à diverses expositions internationales.
Vits et Heinemann collaboraient et Heinemann était commercialement lié à la manufacture de pianos Knauss de Coblence.
La famille VAN HYFTE fabriqua des pianos d'une qualité jamais exceptionnelle. Dans les années 1920, quelques bons pianos sortirent sous la direction de Justin Van Hyfte ; mais auparavant, B. Van Hyfte avait produit des modèles bas de gamme qui présentaient de graves défauts, notamment du sommier, et le nom Van Hyfte devint synonyme de mauvais pianos... Pour pallier à ce renom, la fabrique livra la plupart de ses pianos avec, marqué en lettres de cuivre, le nom de marchands ( Bernard de Liège, Dereusme, Piérard sous la raison sociale Balthazar-Florence, Schultz et des dizaines d'autres) ou de faux noms (ainsi Evrard, Rinaldi, Richter-Berlin, Steinbach etc.) Un petit piano droit, bien conçu et développé à partir d'un modèle ancien, fut fabriqué, sur base de matériaux anglais, jusqu'en 1972-73 quand le dernier Van Hyfte - Carlo Van Hyfte - ferma définitivement les portes de la fabrique.


La marque Gevaert se développa sous l'égide de son fondateur Vitus Gevaert à partir de 1835. Un lien familial étendit l'entreprise à Liège, rue Saint-Paul, puis rue des Dominicains ce qui explique que bon nombre de pianos Gevaert se trouvent dans la région liégeoise. Rachetée par Beyer vers 1890, la fabrication Gevaert fut maintenue jusqu'aux années 1930. Le nom jouissait d'une certaine renommée car le fils du fondateur fut le deuxième directeur du Conservatoire royal de Musique de Bruxelles.


Henry-Mathieu Balthasar va développer une fabrication renommée après l'absorption des ateliers de Joseph Florence sous la dénomination H. Balthasar-Florence.
Pour en savoir plus sur Balthasar-Florence et la facture de pianos à Namur : cliquez ici.



La fortune de Verviers grâce à l'industrie de la laine en fit dès le début du XIXe siècle une ville riche de traditions et de manifestations musicales. Cette petite ville s'offrit un Grand Théâtre, petit opéra à l'italienne. L'académie de musique de Verviers s'appelle encore aujourd'hui le Conservatoire de Musique de Verviers. Aussi, le commerce des instruments de musique et des pianos a tenu à Verviers une place de choix. Dans le Dictionnaire des Facteurs d'Instruments de Musique en Wallonie et à Bruxelles du IXe siècle à nos jours (Malou Haine, éd. Mardaga), les items relatifs aux facteurs de pianos sont par exemple aussi nombreux que pour Namur, beaucoup plus nombreux que pour Mons, même s'ils ne représentent que moins du sixième par rapport à Liège.
Le piano est aussi lié à Verviers par les natifs de Verviers qui brillèrent dans l'art du piano sous d'autres cieux. Ainsi les noms de Victor De Reusme, né à Verviers en 1821, gendre de Van Lair, qui s'installe à Liège en 1843 ; de Jean-Baptiste Frambach actif à Verviers avant de s'installer à Liège en 1867 ; d'Alexandre-Joseph Hanlet, né et mort à Verviers (1840-1894) qui y fonde une fabrique et est le fondateur de la dynastie Hanlet qui via Liège et Bruxelles s'établira à Paris, sont liés à cette situation. Citons aussi Voncken, Thys, Ernotte, Joncker... Aujourd'hui une maison généraliste d'instruments de musique, la maison Fraipont, poursuit cette tradition.





La ville de Visé n'a jamais eu de maison de pianos. Depuis peu, un artisan, passionné du piano et proche de l'association française Les maîtres du piano , a pignon sur rue. Historiquement, la seule indication ne vise pas un facteur d'instruments, de pianos ou un accordeur de pianos, mais un fondeur de cloches qui en 1612 coula le carillon de l'hôtel de ville de Visé. Cependant, il n'était pas fabriqué pour qu'il vise la perfection. C'était l'oeuvre d'un modeste artisan forgeron.
Par contre, la ville de Visé possède un orgue exceptionnel. L'orgue de Notre-Dame du Mont-Carmel (Devant-le-Pont) ne serait pas seulement le plus important construit en Wallonie depuis plus d'un siècle (40 jeux, 2 600 tuyaux), mais un réel chef d'oeuvre qui vise à être un hommage à Jean-Sébastien Bach.
La ville de Visé dispose d'une académie de musique qui porte le nom de César Franck. Notre maison collabora dès sa fondation (1964) en la fournissant d'une douzaine de pianos. L'école de musique était alors installée rue Verte à Visé. Elle est installée aujourd'hui sur la rive droite près de l'hôtel de ville de Visé, rue de Chinstrée.