Hupfeld
L'épopée Hupfeld a un côté phénix, cet oiseau fabuleux qui vivait au milieu des déserts de l'Arabie, se faisait périr sur un bûcher, et renaissait de sa cendre toujours merveilleux.
Le fondateur Ludwig Hupfeld nait en 1864 à Maberzell près de Fulda, fait son apprentissage à Cologne puis achète l'entreprise J.M. Grob & Co à Leipzig qui a, dès 1887, développé les premiers appareils mécaniques pour pianos.
En 1894, Hupfeld construit des orchestrions puis des mécanismes à rouleau de papier perforé. Phonola, Phonoliszt s'ensuivent. Puis le violina avec des duos automatiques de violon/piano.
En 1910, l'usine de Böhlitz emploie 1300 collaborateurs. une salle de concert est érigée avec un espace de présentation de plus de 200 instruments. 50% de la production est exportée.
Visite du roi de Saxe Friedrich August au complexe Hupfeld-Rönisch, vers 1910.
La royauté de Saxe sera abolie avec la fin de l'Empire et l'avènement de la République de Weimar en 1918.
L'expansion se poursuit après la première guerre mondiale.
- 1918 : achat de la fabrique de pianos Carl Rönisch à Dresde qui produit alors plus de 3 000 pianos par an.
- 1920 : achat de A. H. Grunert (2 000 pianos par an).
- 1924 : achat de G. Steck-Gotha (6 000 pianos par an).
- 1925 : fusion avec Gebr. Zimmermann.
- 1926 : la société Leipziger Pianoforte- und Phonolafabriken Hupfeld-Gebr. Zimmermann AG est alors le plus gros fabricant de pianos en Europe (+ de 20 000 pianos par an).
Fabriques et bâtiments administratifs du groupe Hupfeld-Rönisch-Zimmermann.
2300 personnes y travaillent et plus de 200 000 instruments y ont été fabriqués en 1930.
Trois enseignes remarquables : en haut, Carl Rönisch - Dresde / en bas à gauche, GZL - G. Zimmermann - Leipzig / en bas à droite, Hupfeld.
En deuxième position, le site de Seifhennersdorf devenu le lieu de production central de Bechstein.
En position centrale, le site de Böhlitz-Ehrenberg où sont élaborés aujourd'hui les pianos Rönisch.
Carte postale de 1930 - Collection Pianos Esther.
Vues de la fabrique de Ludwig Hupfeld A. G.
L'entreprise se diversifie : orgues de cinéma, tourne-disques, récepteurs de radio et aussi billards, meubles de maison, chambre à coucher...
En 1946, Ludwig Hupfeld est exproprié. Il meurt en 1949 à 85 ans. Son fils Günther Hupfeld collabore à la remise en route de la production de pianos. Et c'est à nouveau une renaissance sous le régime de la Deutsche Demokratische Republik :
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1954 : 710 pianos par an.
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1960 : 2 000 pianos par an.
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1964 : 4 300 pianos par an.
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1967 : Formation de la Deutsche Piano-Union Leipzig (D.P.U.) avec Rönisch, Zimmermann, Hupfeld, etc.
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1985 : plus de 21 000 pianos droits, 1 300 pianos à queue, 350 clavecins par an.
Photographies réalisées en 1974 pour la V.E.B. Leipziger Pianofortefabrik (marque Hupfeld) par Friedrich Weimer à la Leipziger Herbstmesse (Foire internationale de Leipzig).
Collection Pianos Esther.
1989 sonne la fin de la D.D.R. et la réunification de l'Allemagne. L'industrie du piano en Saxe va subir des années de réorganisation.
Les derniers pianos Hupfeld produits en Allemagne de l'Est
portaient cette marque en matière synthétique collée sur le cadre en fonte.
Photo collection Pianos Esther.
2010 : une collaboration unit des forces allemandes et chinoises. Sous les auspices de Blüthner et de Rönisch, Hupfeld, comme le phénix, renait. Avec l'espoir du succès, de nouveaux pianos Hupfeld s'apprêtent à conquérir le monde.