La fausse marque
Les fausses marques sont légion. Ainsi chez ce marchand, un piano entièrement fabriqué en Malaisie porte la marque Nerstein. Elle est composée des dernières syllabes de la prestigieuse manufacture Blüthner et de la non moins renommée firme Steinway.
Autres cas : Kieffer, pianos chinois, affublés d'un nom allemand et distribué par un importateur français ; Brodmann, nom d'un facteur viennois du début du 19e siècle chez qui travailla Ignaz Bösendorfer... mais Brodmann est aujourd'hui le nom de marque utilisé par un groupe d'importation de pianos asiatiques installé à Vienne.
Ce type de fabrication doit être considéré avec beaucoup de circonspection. Souvent, il faut les ranger dans les bas de gammes qu'il faut éviter (son faible, mauvaise tenue de l'accord, mécanique imprécise). Et si l'instrument est acceptable, il est alors d'un prix exagéré. La consonance allemande donné à ces marques commerciales, liée aux informations trompeuses du vendeur notamment sur la provenance, est un piège redoutable pour le client...