La manufacture de pianos est fondée par le banquier Berden à Bruxelles en 1836 sur les cendres de l'atelier d'Herman Lichtenthal, facteur de pianos originaire de Silésie qui s'installe à Bruxelles en 1823. La firme devient la plus importante fabrique de pianos en Belgique dans la seconde partie du 19ème siècle. Vers 1874, la société est liquidée et passe dans les mains des frères Campo d'origine rhénane qui produisent d'excellents instruments. Le nom Berden (avec parfois l'ajout Manufacture royale de pianos) reste employé après les années 1920 alors que la fabrique est reprise par Léon Boen (Berden & Cie, Léon Boen successeur), qui cessera ses activités dans le courant des années 1950.
Pour la petite histoire, on sourira de savoir que le nom Berden est aujourd'hui utilisé pour mettre en valeur une fabrication chinoise qui n'a aucun lien historique ou technique avec l'ancienne Manufacture royale de pianos François Berden de Bruxelles (Belgique). Surfant sur le passé prestigieux de Berden, le hold up est too much. L'arnaque aussi puisqu'il est dit que "la fabrication est reprise (sic) en s'inspirant (sic) des résultats obtenus (par Berden)". Les modèles chinois sont présentés en affirmant tout et son contraire. Un bas de gamme, pourquoi pas, correct, fabriqué en Chine devient un piano d'esprit européen : c'est ceci qui n'est pas honnête. Paris, Londres, l'Allemagne, la Belgique viennent au secours ; "le cadre est beau, doré finement, à l'anglaise" (sic). Il suffit d'y croire. A propos : sur le prix catalogue vous obtiendrez en insistant le prix réel (vous passerez ainsi d'environ 4 500 € à environ 2 500 €. C'est le retour à la réalité, le prix normal d'un piano chinois de base...)



