Actualités



• Le Musée des instruments de musique : état en ce début 2011.





• Vente d'un Orchestrion Hupfeld à New York (Information émanant du supplément de La Libre Belgique n°76 - 22.10.2010)





La firme HUPFELD de Leipzig exposa cet orchestrion à Turin en 1911. Il est basé sur un piano droit Carl Rönisch qui était le haut de la gamme des pianos proposés par la société leipzigeoise.



• La nouvelle gamme C. BECHSTEIN

Depuis 2009, Bechstein a réorganisé son offre de pianos en trois pôles. La marque C. Bechstein est le sommet de la gamme empreinte de toute la tradition et de toute la qualité extrême de la firme allemande. La série portant la marque Bechstein Academy est le deuxième pôle, fabriqué également à Seiferhennersdorf (Leipzig), qui remplace en quelque sorte Zimmermann, la marque éponyme du site de Seiferhennersdorf, qui disparaît. Le troisième pôle reprend les fabrications tchèques de Bechstein Europe avec les séries portant les marques W. Hoffmann Vision et W. Hoffmann Tradition. Les autres marques du groupe Bechstein à savoir Euterpe ,fabriqué jusqu'alors en Indonésie, et Wilh. Steinman, fabriqué jusqu'alors en Chine, disparaissent. Carl Bechstein ne désire plus fabriquer qu'en Europe (en Allemagne avec la mention made in Germany et en Tchéquie avec la mention made in Europe).



• Fin 2009 : Bösendorfer et Seiler : une réflexion d'actualité sur ces deux fabrications.

Après une cure de jouvence dûe aux bons soins et aux dollars du P.D.G., venant d'épouser une viennoise, d'une grosse société des U.S.A. qui avait repris Bösendorfer dans les années soixante pour concurrencer le trust C.B.S. et Steinway, la firme de Vienne, abandonnée, se retrouva au bord de la faillite en ce début du 3e millénaire. Des banques et des organismes de crédits publics autrichiens prirent provisoirement le contrôle de Bösendorfer afin d'éviter que ce fleuron de la culture viennoise ne vienne à disparaître. Et puis l'entreprise de fabrication de pianos fut mise en vente. Les bonnes volontés autrichiennes ne purent rien faire devant l'offre financière insurmontable de Yamaha. Depuis 2009, Yamaha est désormais propriétaire de Bösendorfer. Par l'argent. Et pourquoi faire ?

Les pianos Seiler durent quitter la Silésie et Liegnitz passés à la Pologne après le déferlement et la chute du IIIe Reich en 1945 (ligne Oder-Neisse). Produits dans un premier temps au Danemark par les soins de Brødr Jørgensen, une nouvelle fabrique fut construite à la fin des années 50 à Kitzingen (Bavière). Récemment, l'entreprise s'est retrouvée en cessation de paiement. Vendue à l'encan avec beaucoup de difficultés par les liquidateurs, c'est un acquéreur coréen qui a mis la main dessus : Samick ! Par l'argent. Et pour s'étendre géographiquement ?
Rattachons tout ceci à la pensée de Michel Rocard, l'ancien premier ministre français qui dans un entretien au journal Le Monde (28.08.2009), alors qu'il revient d'un voyage au Groenland, sort de sa bibliothèque la traduction française des notes préparatoires que Karl Marx avait prises vers 1875 en vue de la rédaction du Capital, pour en citer une phrase : " Marx jugeait le capitalisme comme un système instable et cruel, énonce-t-il en cherchant la page, soumis à deux pulsions dangereuses : l'expansion géographique et la domination de la finance sur l'économie réelle".

Avec YAMAHA-Bösendorfer et SAMICK-Seiler n'y est-on pas ?



• La résurrection d'une légende ?


2009 : le Pleyel "nouveau", réimplanté récemment en Seine-Saint-Denis et en la Salle Pleyel à Paris, est plein de projets. Des rééditions de meubles créés par des ensembliers renommés (Jacques-Emile Ruhlmann, René Herbst, Paul Follot, René Prou, Pierre Legrain) et des créations d'artistes contemporains (Andrée Putman, Marco Del Re, Aki Kuroda, Jean Cortot...) enrichissent le catalogue de la manufacture Pleyel. Prévoir budget à la hauteur...






• La fin d'une légende ?


2008 : BÖSENDORFER a été mis en vente par un fonds d'investissement américain qui l'avait acquis en 2001. Tout indique que Bösendorfer tombera bientôt dans l'escarcelle de Yamaha. On se rappellera que la prestigieuse fabrique fut fondée à Vienne par Ignatz Bösendorfer en 1828. Contrairement à l'histoire racontée, elle n'était pas aussi prestigieuse dans la ville impériale que Streicher... Elle tomba en désuétude à la fin des années 1950 et fut près de la faillite. Un milliardaire américain, qui venait d'épouser une viennoise, injecta alors en cadeau de mariage les capitaux nécessaires à la remise à flot de la vieille fabrique de pianos. La multinationale américaine Kimball dont il était président rivalisa alors avec le trust CBS qui contrôlait Steinway. Elle fit des pianos Bösendorfer un fer de lance (on se rappellera que CBS exerçait un quasi monopole sur l'industrie du disque et que pour être édités beaucoup de pianistes se devaient de jouer sur Steinway). La saga américaine ne manqua pas de sel. Le slogan "le meilleur parce que le plus cher", c'était Las Vegas sur le Danube. On voyait sur les photos des publicités l'exacte réplique d'un queue Bösendorfer avec la marque Kimball... pour le public américain et le texte : Bösendorfer, c'est nous".





Les histoires ont une fin : en 2001, Kimball se débarrasse de Bösendorfer en le confiant à la banque autrichienne Bawag. Cependant celle-ci, empêtrée dans de multiples scandales fut rachetée par le fonds d'investissement américain Cerberus. Le fonds jugea sans intérêt la rentabilité de Bösendorfer et le mis en vente au plus offrant. Les autrichiens de la firme Brodman, dont les racines remontent par on ne sait quel chemin à Joseph Brodman, facteur de pianos originaire de Prusse qui s'installa à Vienne vers 1820, furent dépassés par l'offre de Yamaha. La gamme Yamaha s'étalera donc désormais du bas de gamme au moyen de gamme (marque Yamaha) et au haut de gamme (marque Bösendorfer) ?... Fugit irreparabilis tempus (Virgile, Géorgiques, III, 284).

Sans doute que via Yamaha, on verra Bösendorfer le retour ! Mais Bösendorfer by Yamaha ! O tempora ! O mores !



• La fin des pianos Pleyel à Alès

La seule manufacture de pianos en France, implantée à Alès (Gard), va fermer ses portes début 2007 pour renaître en Seine-Saint-Denis où devrait être créé un atelier de pianos Pleyel "d'exception". Ce déménagement doit se traduire par la perte des deux tiers des 62 emplois de la Manufacture française de pianos (Libération, samedi 16 et dimanche 17 décembre 2006).



• Design de pianos dans l'ancienne Allemagne de l'Est :


La Deutsche Fotothek a acueilli dans ses archives plus de 10.500 négatifs blancs, noirs et couleurs du photographe Friedrich Weimer, né à Dresde en 1913. Dans cet ensemble, plus de 300 photographies se rapportent à l'industrie du piano dans l'ancienne Allemagne de l'Est. C'est une collection qui est d'un haut intérêt tant sur le plan esthétique qu'économique.

Quelques clichés, parmi les plus significatifs, qui ont servi à des feuillets publicitaires des usines allemandes de pianos sont visibles sur notre site : www.pianosesther.be/Demusa.htm



• Notre site a été bien épinglé par La Libre (Gazette de Liége) :






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